Cancion de Cuna

IMG_0080“Cancion de Cuna” est l’un de mes morceaux préférés de musique depuis la fin des années 1980. À cette époque, j’avais des amis avec qui je voyageais régulièrement à Vancouver pour passer la majorité de la journée à écumer les librairies de livres d’occasion, et les magasins de musique, pour trouver des trésors intéressants. Ensuite, nous revenions chez nous pour ouvrir une bouteille de vin, écouter des échantillons de la musique que nous avions trouvée, et partager avec enthousiasme nos livres pour tout inspecter et admirer.

Une de nos destinations préférées était « Sikora Classical Records » et c’est là que j’ai tenté ma chance sur un CD d’un guitariste étrange dont je n’avais jamais entendu parler. Je ne sais pas ce qui m’a obligé à acheter “Leo Brouwer: Guitar Music” par Jorge Orasion, mais, si je me souviens bien, je crois que je cherchais simplement quelque chose qui n’était pas “Segovia” afin d’élargir ma très limitée sélection d’enregistrements de guitare classique. Je n’avais aucune idée de ce que j’achetais.

La première fois que j’ai entendu “Cancion de Cuna” sur ce CD, je savais qu’il allait être un de mes favoris, mais je ne savais pas qu’il allait devenir un élément central de mon paysage musical pendant plus de deux décennies.

Pourtant, en dépit de la façon dont cette musique touche un accord interne avec moi, je trouve qu’il est difficile d’exprimer exactement ce qu’elle suscite en moi. Il y a une frontière entre la musique et la langue qui n’est pas facile à traverser. Néanmoins, voici une tentative: L’ecoute de “Cancion de Cuna” semble établir mon bonheur dans quelque chose d’authentique. En ce moment, je deviens conscient de la tristesse qui entoure tout le bonheur. Souvent, quand je l’écoute, je me représente la lumière du soleil inonder une petite pépinière où une jeune mère berce amoureusement son bébé pour l’endormir, un moment de joie pendant lequel, tapi dans les cachots froids et humides de l’éternité, le temps les pousse sans répit vers l’horreur de la mort.

Camus

camusQuand j’étais étudiant en philosophie à l’université, j’ai suivi une classe dans laquelle j’ai du lire quatre romans et écrire un essai sur chacun d’eux. Les quatre romans s’appelaient « All The King’s Men » par Robert Penn Warren, « Animal Farm » par George Orwell, « Brighton Rock » par Graham Green et « The Stranger » par Albert Camus. C’était la première fois que j’entendais parler d’Albert Camus. C’était en 1988.
De tous ces livres, mon préféré était « All The King’s Men », et je pense toujours que c’est l’un des meilleurs romans jamais écrits en anglais. L’écriture est très belle et ce livre est plein d’idées qui donnent à réfléchir. Cependant, il y avait quelque chose sur « The Stranger » qui a provoqué une curiosité en moi. J’ai apprécié écouter mon professeur parler des idées de Camus et j’ai lu rapidement tous les livres de Camus que j’ai pu trouver. A cette époque, c’était une tâche plus difficile qu’aujourd’hui.
Toutefois, ses pensées et son sens de l’ascèse, tous deux influencés par la mer, le soleil, et le corps de la femme, ont résonné profondément en moi. De plus, j’étais complètement d’accord avec sa vision de la situation humaine. C’est à dire, plus simplement, que l’univers n’a pas de sens, et qu’il fallait que l’homme crée son propre sens, en partie par la résistance à l’injustice et le vide de sens.
De plus, il me semblait que Camus était intellectuellement honnête. Il pouvait modifier son opinion. Il n’a pas été trop orgueilleux pour l’admettre quand il a eu tort. Il me semblait qu’il voulait vivre honnêtement avec son incertitude, sans prétendre qu’il savait ce qu’il ne savait pas. Ce sont des qualités très rares chez un intellectuel.
Aujourd’hui, quand je relis Camus, je vois que, comme tout le monde, il a été plein de contradictions et d’imperfections, et il y a un certain nombre de choses qu’il a dites avec lesquelles je ne suis plus d’accord. Pourtant, en général, je pense qu’il était proche de la vérité et que c’était un honnête homme qui s’est soucié profondément de ses frères humains.

La mouette

la mouette

J’aime bien marcher au bord de la mer sous la pluie, alors que souvent la seule autre âme que je rencontre est une mouette qui me regarde curieusement, comme si j’étais le premier homme sur lequel elle avait fixé les yeux, comme si elle était capable de pensées plus complexes que celle de remplir son ventre. Hélas, il ne peut y avoir aucun lien entre nous, pas de compréhension mutuelle, rien ne circule dans les méandres de son cerveau. Il n’existe aucun moyen pour cette petite machine à plumes de surmonter la solitude ce cette vaste bande vide de terre qui nous entoure.



Je l’ai peut-être sous-estimée ? Comment puis-je savoir ? Elle est peut-être troublée comme moi par ces grains de sable innombrables et les ondulations incessantes de la mer. Peut-elle imaginer aussi la profondeur de l’océan ? Est-ce qu’elle rêve d’étoiles de mer dodues et de lits luxueux d’algues quand ses yeux sont fermés ? Est-ce que sa conscience est troublée quand elle tourne un crabe sur le dos et déchire son ventre mou tandis que ses petites pattes battent l’air, impuissantes ? Est-ce que la viande salée est à son goût ? Sait-elle ce qu’elle est ? 

Je l’ai examinée trop longtemps et elle me suspecte, ou peut-être qu’elle se lasse simplement de moi maintenant. Je ne peux pas savoir. Je la regarde s’envoler haut dans le ciel, son ascension semble laborieuse mais bientôt sans effort. Au-dessus de moi maintenant, je la regarde graver des cercles précis dans le ciel couleur de pierre grise, en un beau mouvement, vide de sens, et à elle probablement inconnu.

First bird of 2014

2014 owl
While out walking with my wife yesterday, I spotted this Great Horned Owl (Grand-duc d’Amérique). There were actually two of them, but the second was perched only a few feet away and almost impossible to see in amongst the shadows.

Time for change …

changes
I think it might be time to do something different with this blog.

Tortue à oreilles rouges

la tortueDernière week-end, j’ai fait une belle promenade avec ma femme à la réserve pour les oiseaux. Il faisait beau et j’ai vu cette tortue à oreilles rouges.

Black-capped Chickadee – Mésange à tête noire

chickadeedee
Can anyone identify the bush this little fellow is perched on? (Click the image to view a larger version.)

Sandhill Crane – Grue du Canada


I find it fascinating that ‘we’ have fossils of these birds that are approximately 2.5 million years old, considerably older than most other living bird species. Watching them move about is like being able to see through the thickness of time.

2012


In 2012, I added 32 birds, including this Ring-necked Duck, to my bird list. Here they are:

American Coot
American Goldfinch
Barred Owl
Black-billed Magpie
Black-headed Grosbeak
Bufflehead
California Quail
Cedar Waxwing
Clark’s Nutcracker
Common Goldeneye
Common Tern
Double-crested Cormorant
Evening Grosbeak
Fox Sparrow
Horned Grebe
Killdeer
Lesser Yellowlegs
Long-billed Dowitcher
Long-tailed Duck
Marsh Wren
Mottled Duck
Northern Harrier
Pacific Loon
Pine Siskin
Red-breasted Merganser
Ring-billed Gull
Ring-necked Duck
Sandhill Crane
Short-eared Owl
Snowy Owl
Stilt Sandpiper
Wood Duck

Evening Grosbeak


While at the Reifel Bird Sanctuary on Saturday, I spotted my first Evening Grosbeak. Unfortunately, her beak was a bit of a mess, but she was far too intent on eating to stop and get cleaned up for a photoshoot. Can anyone identify the fruit? Click on the photo to see a larger version.