Camus

camusQuand j’étais étudiant en philosophie à l’université, j’ai suivi une classe dans laquelle j’ai du lire quatre romans et écrire un essai sur chacun d’eux. Les quatre romans s’appelaient « All The King’s Men » par Robert Penn Warren, « Animal Farm » par George Orwell, « Brighton Rock » par Graham Green et « The Stranger » par Albert Camus. C’était la première fois que j’entendais parler d’Albert Camus. C’était en 1988.
De tous ces livres, mon préféré était « All The King’s Men », et je pense toujours que c’est l’un des meilleurs romans jamais écrits en anglais. L’écriture est très belle et ce livre est plein d’idées qui donnent à réfléchir. Cependant, il y avait quelque chose sur « The Stranger » qui a provoqué une curiosité en moi. J’ai apprécié écouter mon professeur parler des idées de Camus et j’ai lu rapidement tous les livres de Camus que j’ai pu trouver. A cette époque, c’était une tâche plus difficile qu’aujourd’hui.
Toutefois, ses pensées et son sens de la beauté, tous deux influencés par la mer, le soleil, et le corps de la femme, ont résonné profondément en moi. De plus, j’étais complètement d’accord avec sa vision de la situation humaine. C’est à dire, plus simplement, que l’univers n’a pas de sens, et qu’il fallait que l’homme crée son propre sens, en partie par la résistance à l’injustice et le vide de sens.
De plus, il me semblait que Camus était intellectuellement honnête. Il pouvait modifier son opinion. Il n’a pas été trop orgueilleux pour l’admettre quand il a eu tort. Il me semblait qu’il voulait vivre honnêtement avec son incertitude, sans prétendre qu’il savait ce qu’il ne savait pas. Ce sont des qualités très rares chez un intellectuel.
Aujourd’hui, quand je relis Camus, je vois que, comme tout le monde, il a été plein de contradictions et d’imperfections, et il y a un certain nombre de choses qu’il a dites avec lesquelles je ne suis plus d’accord. Pourtant, en général, je pense qu’il était proche de la vérité et que c’était un honnête homme qui s’est soucié profondément de ses frères humains.

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